LES GETS FINALES DE LA COUPE DU MONDE DE DESCENTE

LES GETS DOWNHILL WORLD CUP FINALS
Paroles de Mike Rose
Photos par Ale Di Lullo

Comme le dit le vieil adage, il ne pleut jamais mais il pleut, et cela résume à peu près la deuxième manche de la Coupe du Monde de Descente UCI des Gets en France. Lorsque le ciel s'est ouvert au milieu de la course de samedi après-midi, ce qui avait été sec et adhérent s'est transformé en humide et gras. À fond et à fond, ils sont devenus sur la pointe des pieds et traîtres.


Après une brillante manche de qualification vendredi, le pilote élite de première année Seth Sherlock s'est retrouvé en 34e position, mais avant même que la course ne commence, la catastrophe a frappé. Au cours de la séance d'essais du matin, Seth a chuté et s'est gravement blessé à la main… il était sorti. Un voyage à l'hôpital local a montré qu'il n'y avait pas eu de pause, alors j'espère qu'il sera de retour entre les bandes très bientôt. Alors que son coéquipier Neko Mulally n'a pas réussi à se qualifier (73e), toute l'attention était désormais portée sur Aaron Gwin (30e). Mais à mesure que son heure de départ se rapprochait, la pluie a commencé à tomber… une pluie régulière et solide.


Cette toute nouvelle piste avait conquis de nombreux fans, certains affirmant qu'il s'agissait de la meilleure piste de Coupe du monde qu'ils aient jamais vue. Implacable, avec des choix de lignes multiples, des sections boisées, des sauts, des lacunes massives, des ornières, des pistes en herbe… il y avait un peu de tout, une vraie rencontre entre old school et new school. Au cours des deux jours précédents, la piste était restée sèche et bien rodée, mais ce qui était dur sur le sec était fou sur le mouillé ! De grandes sections du parcours étaient devenues très compactes par des centaines de roues depuis les deux premiers jours de conduite, mais avec la pluie, ce "hardpack" s'est transformé en un voyage glissant, gras et brillant vers l'inconnu.


On pouvait voir que les conditions rendaient certains coureurs prudents, nerveux et mal à l'aise. À quel point pousser, quels pneus utiliser, ajuster ou non les réglages… autant de variables entrent en jeu lorsque la météo change comme ça. Pour Aaron, ce fut une course régulière, qui le laissera en 36e position à un peu plus de 12 secondes (3:46.181) du futur vainqueur Thibaut Daprela. Et nous devons mentionner Thibaut ici. A domicile, il s'agissait d'une victoire spéciale du Français. Il y a un peu plus d'une semaine, il a été transporté par avion de la montagne après une grosse chute lors de la Coupe de France. Noir et bleu, il s'était aussi presque arraché la langue et n'avait vraiment pu manger avec une paille que la semaine dernière ! Étonnante.

Il reste maintenant six semaines avant la prochaine Coupe du monde, la troisième manche en Slovénie (3-14 août).